
La saisie des données du Dictionarium
latinogallicum (1552) a été réalisée
sous l'égide du Professeur T.R. Wooldridge de l'Université
de Toronto qui a apporté son assistance éditoriale
pour l'ensemble du projet. Dans un premier temps la saisie des
données a été faite à l'Institut national
de la langue française à Nancy. Pour de plus amples
informations, consulter le Site
Estienne-Nicot qui est géré
par le Professeur Wooldridge de l'Université de
Toronto et comporte une documentation complète et des
échantillons d'images empruntés aux éditions
originales des dictionnaires d'Estienne et de Nicot.
Formulaire de recherche par mot-vedette
Formulaire de recherche plein texte
La troisième édition (1552)
du Dictionarium latinogallicum de Robert Estienne marque
l'apogée de son travail de lexicographie latin-français.
Estienne, père de la lexicographie latin classique-français
(cf.Starnes 1954), a constitué pour le latin classique
et le français du XVIème siècle une série
de dictionnaires qui comprend trois parties. Pour le latin un
Thesaurus monolingue destiné aux érudits,
et deux dictionnaires latin-français, l'un le Dictionarium
latinogallicum pour les étudiants avancés ,
l'autre, une version abrégée, le Dictionariolum
puerorum latinogallicum pour les débutants ; pour le
français, Estienne a fait suivre rapidement la première
édition de son Dictionarium de celle de son Dictionaire
francoislatin et la première édition du Dictionariolum
de celle Des mots français tournez en Latin pour
les enfants (qui devint par la suite le Petit dictionaire...)
Le désir de réaliser un équivalent du
Thesaurus s'exprima bientôt. Le Thresor de la
langue française de Nicot en 1606, expansion essentiellement
monolingue du Dictionaire francoislatin, représente
ce que la Renaissance pouvait faire de mieux dans le genre. Ce
ne fut que vers la fin du XVIIème siècle qu'un vrai
dictionnaire général du français devint possible
(Richelet 1680, Furetière 1690, Académie 1694).
On peut voir sur la Figure
1 ( empruntée à Wooldridge
1992/1996 :1) la filiation des dictionnaires d'Estienne et les
éditions qui suivirent ; la Figure
2 (empruntée à Wooldridge
1977/1997 :1.5) montre un diagramme du système à
trois volets de Robert Estienne.
Du point de vue du lexique français,
le Dictionarium latinogallicum offre un intérêt
particulier en raison du nombre de mots qui sont absents soit
du Dictionaire francoislatin soit du Thresor. Tous
sont évidemment "cachés" puisque les vedettes
du dictionnaire sont en latin. Les traits particuliers du français
comportent : le groupement des synonymes (Figure
3a) les termes régionaux, populaires
et techniques (Figure
3b) Un exemple analytique de la structure
des articles dans le Dictionaire est donné Figure
4 (emprunté à Wooldridge
1992/1996 : 2.3.1).
La base de données présente
qui donne accès au texte intégral du Dictionarium
(et par conséquent aux mots français aussi bien
qu'aux mots latins), ne comprend que les paragraphes du dictionnaire
qui contiennent du français, en gros la moitié du
texte complet. Les articles latin-français , ceux de la
base, contiennent à peu près 860 000 mots.
Première
page du dictionnaire (lettre A, p. 5)

